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1er mai à l'UNSA & la CFDT : priorité à la défense d'un Etat de droit

Sur le trottoir, Sandrine Sirvent, pour l’Unsa, et Jean-Luc Fraisse, pour la CFDT, commencent par leur évidence : « On appelle à utiliser le bulletin Macron. »

Avant de vite préciser : « Ce n’est pas un vote d’adhésion. Mais avec Macron, on pourra se retrouver dans la rue. Avec Le Pen, ce n’est pas sûr. »

Distinction majeure qui mène les deux responsables syndicaux à expliquer leur « priorité » de ce 1er Mai 2017 :« La lutte contre le fascisme. »

Aujourd’hui, l’enjeu est trop important : il aurait fallu mettre en avant ce qui nous rassemble pour une manifestation unitaire. »

Comme un rappel des divergences sur la question de la loi travail :« Que le CICE et la loi El Khomri fassent le terreau du FN, comme la CGT ou FO le pensent, ça peut se débattre », avance Jean-Luc Fraisse.

« Il peut aussi y avoir un malaise sur le fait que des propositions de Le Pen rejoignent les attentes de certains syndicats, comme la suppression de la loi travail ou la retraite à 60 ans » envisage Sandrine Sirvent.

Hypothèses soumises avant de conclure : « La priorité, c’est la lutte contre Le Pen. Et en 2002, on avait mis nos différences de côté. »

Un regret pour eux.

Et un constat que d’autres ont sans doute fait, à six jours du second tour.

A. Ca

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