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INVITATION : 1er mai dans l'Aude

1er-mai.png Ce 1er mai, nous vous convions à un apéritif convivial à 11H00, autour du verre de la solidarité :

- devant l’union locale, au palais du travail, à Narbonne

- devant l’union départementale, à l’école Jean Jaurès, à Carcassonne

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Le départ du directeur du CH de Narbonne demandé par l'UNSA et la communauté médicale

Au CH de Narbonne, le dialogue est rompu entre le directeur, Olivier Roquet, l’UNSA, syndicat majoritaire, d’autres organisations syndicales et la communauté médicale qui demandent son départ. Ils mettent en cause sa gouvernance, jugée “autocratique” par l’ensemble des personnels médicaux et soignants, explique le Dr Dominique Métadier de Saint-Denis, président de la communauté médicale d’établissement (CME). “La méthode de gestion utilisée rend les propositions inapplicables, observe-t-il. Nous avons perdu toute confiance.”

Un constat partagé par Thierry Serres, secrétaire général de l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), le syndicat majoritaire au CH de Narbonne. “Le directeur ne discute pas. Il tranche et met en place ses décisions sans avoir écouté.” Le syndicaliste donne ainsi l’exemple de l’instauration du dossier patient “nécessaire” mais réalisé au mois de juillet 2014. Soit “en plein été alors que nous devons faire face à l’afflux des touristes et à des effectifs réduits”. Pour résumer, il s’agit d’un problème de forme plus que de fond.

Depuis la dernière réunion de la CME le 16 mars dernier, les représentants de la communauté médicale et les syndicats ont décidé de ne plus siéger dans aucune des instances de l’hôpital en signe de protestation. “Il y a un an une motion signée par l’ensemble des chefs de services et de pôles a déjà été déposée mais sans être suivie d’effet”, souligne Dominique Métadier de Saint-Denis. De la même manière, les syndicats ont adressé un courrier à Olivier Roquet. “Nous avons donné l’alerte sur sa manière de gérer les dossiers dès 2012”, un an après son arrivée, rappelle Thierry Serres.

Les syndicats puis la communauté médicale, ont successivement été reçus par l’ARS du Languedoc-Roussillon le 7 avril dernier. Selon Thierry Serres, l’agence pourrait choisir de s’orienter vers la nomination “d’un médiateur” pour tenter de résoudre le conflit mais “nous n’en voulons pas”. Et d’ajouter : “Il faut passer à autre chose.” Dans un communiqué daté du 3 avril, l’ARS a indiqué être “très attentive à l’évolution de la situation et souhaite être force de proposition pour un rétablissement d’un dialogue serein, constructif et respectueux entre la direction de l’établissement, le corps médical et les partenaires sociaux, compte tenu de la place importante que le CH de Narbonne occupe dans l’offre de soins sur son territoire”.

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